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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 09:34

Après les principes, le collectif "Une société pour tous les âges" attend des actes.

 

Lettre aux candidats à l'élection présidentielle 2017Comme en 2012, le collectif Une société pour tous les âges interpelle les candidats à l’élection présidentielle.
Au-delà des principes pour un droit universel et intégral à la compensation des conséquences d’une situation de handicap ou d’avancée en âge, les signataires attendent des réponses opérationnelles pour la refonte de la gouvernance du système.

Le collectif vous a écrit ce 15 mars. Il demande des réponses pour le 3 avril en vue d'une conférence de presse qui se tiendra le 11 avril.

Consulter l'interpellation

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 10:09

 

1er octobre 2012

 

 

Lucidité, intelligence, liberté de ton, obstination malgré les insuccès ou les difficultés, culture… Geneviève Laroque était un des piliers fondateurs du « Collectif une société pour tous les âges » depuis 2006, avec son complice Maurice Bonnet. Son décès ce 19 septembre à 82 ans nous laisse orphelins. Sa légitimité, son autorité vont nous manquer.

 

Vibrante défenseure d’un mouvement de libération des vieux et de l’avènement d’une vraie société pour tous les âges, jusqu’au bout de ses forces, elle s’est particulièrement révoltée contre l’idée d’une législation spécifique aux « âgés », quelle qu’elle soit, et d’un possible « droit des âgés »qui la rendait particulièrement caustique et acerbe à propos de ces politiques qui se penchent (au risque de tomber, disait-elle) sur ces « pauvres vieux ».

 

Réforme de la gouvernance, évaluation/coordination des plans d’aides et de soins, prestation de compensation des handicaps quel que soit l’âge, Geneviève Laroque n’aura pu voir de réponses mises en oeuvre aux revendications martelées par le collectif depuis 2006.

 

Nous, membres du collectif, héritiers de Geneviève Laroque et de Maurice Bonnet qui nous ont légué leur engagement et leur détermination, continuerons avec la même détermination les combats pour « une vraie  société pour tous les âges ».

 

En ce sens, nous suivrons avec la plus grande attention : les expérimentations lancées par les pouvoirs publics pour améliorer le parcours de soin des personnes âgées à risque de perte d’autonomie, réduire les hospitalisations dont certaines sont évitables voire indues et les recours trop fréquents aux urgences et aux médicaments, mais surtout pour améliorer l’articulation entre l’hôpital, les acteurs de la ville et du médico-social et du social.

 

Ensuite, avec tout autant d’esprit critique que Geneviève, nous suivrons également avec la plus grande attention la récente promesse de la Ministre de s’intéresser, comme elle vient de le dire, à l’avancée en âge dans toutes ses dimensions, en veillant particulièrement à ce que cette attention ne se retourne pas en ségrégation.

 

 

Les membres du collectif « Une société pour tous les âges »

 

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 15:08

Le Collectif « Une société pour tous les âges » rassemble des « experts », des individus, qui représentent ou non leurs structures de référence, des militants de longue date sur les questions de société autour du vieillissement, des situations de handicap, du « vivre ensemble dans une société pour tous les âges ».

Ils se rencontrent régulièrement pour réfléchir, agiter les idées, proposer des démarches pédagogiques  pour des débats de société sur les questions du vieillissement, du maintien de l’autonomie, de l’accompagnement de cette autonomie quel que soit l’âge…
Cette indépendance, cette liberté de paroles,  permettent de sortir de postures imposées par les instances nationales, de tenter d’éviter l’instrumentalisation, pour donner à réfléchir, ensemble.

De l’interpellation des candidats à l’élection présidentielle de 2007, aux débats sur le mal-nommé  « 5ème risque », le collectif propose, infuse, anime des réflexions.
C’est un « think Tank », un « réservoir d’idées » qui met en ligne ses contributions (dossiers, fiches pédagogiques) sur le blog :
www.une-societe-pour-tous-les-ages.net pour que chaque citoyen puisse s’en saisir.

Le Collectif « Une société pour tous les âges » se positionne aux côtés de tous les acteurs mobilisés sur ces questions.

Liste des membres du Collectif  « Une société pour tous les âges »  : (avril 2017)
François Bellanger – CFR  - Confédération Française des Retraités
Brigitte Bidaud Générations Mouvement – Fédération nationale
Michel Billé – sociologue et auteur -
Maguy Bouhin - Générations Mouvement – Fédération nationale
Malika Boubeckeur – APF
Pascal Champvert - Président de l’AD-PA - Association des directeurs au service des personnes âgées
Jacqueline Chapuis – Alertes 38
Jean-Michel CAUDRON -  consultant en ingénierie gérontologique
Sylvain DENIS – FNAR Fédération nationale des associations de retraités
Marie-Odile Desana – Présidente de France Alzheimer
Didier Duplan - Directeur général adjoint - Adessa A Domicile  -
Bernard Ennuyer - Sociologue et retraité
André Flageul – Administrateur UNA – Union nationale de l’aide,  des soins et des services aux domiciles
Jacqueline Gaussens  - présidente de Kaelis
Valentine Ghesquieres - FNADEPA Fédération nationale des associations de directeurs des établissements et services pour personnes âgées
Serge Guérin - Enseignant, consultant
Paulette Guinchard
Romain Gizolme
- Chargé de missions de l’AD-PA – Association des directeurs au service des personnes âgées
Marie-Jo Guisset Martinez
Lucien LeGay – FNAPAEF Fédération nationale des associations de familles -
Annie Lelièvre-  Adjointe en charge du secteur social et médico-social à la FHF – Fédération Hospitalière de France
Jean-Claude  Henrard -  Gérontologue – Professeur de santé publique – retraité
Murielle Jamot – Croix rouge  française
Claudy Jarry, président FNADEPA - Fédération nationale des associations de directeurs des établissements et services pour personnes âgées
Florence Leduc –Association française des aidants
Paul Maloisel  - FNAR   administrateur CFR (Confédération Française des Retraités)  et Membre du CNRPA (Comité national des Retraités et des Personnes Agées )  
Catherine Ollivet – Présidente de France Alzheimer 93
Jérôme Pellissier - Ecrivain, chercheur en psychogérontologie
Patrick PENSO -  AD-PA.
Olga Piou, ISATIS
Aldo Saluard – Président du GRAF - Groupement des associations de familles et malades en long séjour de l'AP-HP
Patrice Tripoteau  - Directeur général adjoint APF -
Yves Verollet -
Annie de Vivie – Agevillage.com – Formations Humanitude

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 13:27

L'autonomie : des enjeux qui dérangent

Le collectif "Une société pour tous les âges" a interpellé cinq candidats déclarés (fin février) à l'élection présidentielle. Quatre candidats ont répondu : Eva Joly , François Bayrou , François Hollande, Nicolas Sarkozy. Analyses et commentaires des membres du Collectif  ce 5 avril 2012 en conférence de presse à Paris (FNAR). La réforme de la gouvernance de notre système fragmenté est au coeur des réflexions du collectif.


L'autonomie et le vieillissement dérangent
Les pistes envisagées par les différents candidats ne sont pas à la mesure des enjeux, analyse Romain Gizolme pour l'AD-PA et la FNADEPA.
Nous sommes encore loin d'une véritable "Prestation autonomie", dont la gouvernance serait clarifié du niveau national au local, permettant d'augmenter le nombre des professionnels auprès des personnes âgées tant dans les services  à domicile qu’en établissement et de revisiter les "restes à charge" des personnes concernées et de leurs proches.

 

Handicapé et citoyen ?
Les annonces sont encore loin d'un projet politique au sens global du terme explique Bernard Ennuyer. Les fédérations des personnes handicapées pointent le manque de réponses des candidats sur la citoyenneté de tout à chacun, quel que soit son handicap, son âge.

Les enjeux financiers sont avant tout politiques
Il y a urgence pour "amorcer au moins un milliard de dépenses afin de colmater les hémorragies". Il en faudra au moins un autre pour investir et améliorer le système.
Bernard Ennuyer rappelle qu’investir « 1 » dans les dépenses de santé permet d’en récupérer « 2 » dans les 10 ans qui viennent (hospitalisations indues…)
Les différents rapports confirmés par madame Joly parlent d'un besoin de 5 à 8 milliard, soit ¼ et ½ point de PIB (Produit intérieur brut).
M.Bayrou veut créer une nouvelle branche de protection sociale et parle pour son financement de journée(s) de solidarité.
M.Hollande veut introduire le vieillissement dans les différentes politiques publiques (habitat, ville...). Il annonce le déploiement de  "maisons de l'autonomie" et doubler le plafond de l'APA pour les personnes les plus fragilisés. Le financement de ces mesures est contesté par la majorité actuelle.
Le candidat socialiste table sur un ajustement de la CSG.
Pour débloquer rapidement un milliard d'euros, Sylvain Denis, président de la FNAR, estime que les retraités étaient prêts à accepter l’alignement, sur 3 ans, de la CSG des retraités avec celle des actifs.
L’adaptation de l’habitat est pour F.Hollande une priorité . Or selon Bernard Ennuyer, c’est plutôt le manque d’aides qui pose question aujourd'hui. Il rappelle la situation critique de nombre de services d’aides à domicile prestataires aujourd’hui.


En images les points de vues de Romain Gizolme Ad-PA et Fnadepa,
Bernard Ennuyer Sociologue et Sylvain Denis, FNAR.

 

 

 

 

Le "libre choix " de rester chez soi est  prôné par de nombreux candidats (cf. "Le mensuel des maisons de retraite d'avril" qui a obtenu les réponses de six candidats).
Mais de quel choix parle-ton ?

 

 

Voir les analyses d'Annie de Vivie, Agevillage
Concernant la situation parfois piégée des aidants familiaux,
le point de vue de Bernard Ennuyer, sociologue et Annie de Vivie
   
   
Finances, discrimination : quelle priorité ?.
La France reste le seul pays d’Europe qui maintient la barrière de l’âge : vieux « dépendants » d’un côté, personnes handicapées, malades de l’autre.

L'aide à l'autonomie est une urgence mais une parmi d'autre, pointe les membres du collectif.
A court terme il s'agit d'éviter déviter de licencier dans les services à domicile (pour maintenir l'aide quotidienne aux plus fragiles), diminuer le reste à charge (pour financer les services à domicile ou les établissements d'accueil) et aider les départements qui révisent les APA à la baisse.
Les candidats repoussent l’échéance d’une politique d’accompagnement du vieillissement.
C’est dommage parce que gouverner c’est prévoir : les effets du vieillissement des personnes nées pendant le babyboum vont se vivre dès le prochain quiquennat.
Tout en sachant que « ce n’est pas le vieillissement qui est responsable de l’augmentation des dépenses de santé » rappelle Sylvain Denis. Seul 5% de cette augmentation sont liés au vieillissement. L’augmentation des dépenses est liée à l’augmentation des techniques, des coûts des traitements… La dernière année de la vie coute le même prix à 40 ans qu’à 90 ans.

 

Voir les points de vue de Bernard ennuyer, Jean-Claude Henrard, et Sylvain Denis.


   
La gouvernance du système
Leit motiv du collectif "une société pour tous les âges" : "A besoin identique : des réponses de même niveau sont à obtenir".
L’ouverture du droit, l’éligibilité à une prestation, peut être identifiée au niveau départemental voire régional (Seule Eva Joly interroge la place des départements).
L’évaluation très complète (selon la complexité des situations)  se définit et se met en œuvre au niveau local.
La question reste "A partir de quand socialise-t-on l’aide ?"

 

Analyses en images de Jean-Claude Henrard sur la gouvernance du système

 
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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 09:22

Le collectif "Une société pour tous les âges" interpelle comme en 2007, les candidats à l'élection présidentielle de 2012.
Au delà des principes pour un droit de compensation et d'aide à l'autonomie, les signataires attendent des réponses opérationnelles pour la refonte de la gouvernance du système.

Le collectif à écrit ce 1er mars à madame Eva Joly (EELV),  François Bayrou (Modem), François Hollande (PS), Jean-Luc Melenchon (parti de Gauche) et Nicolas Sarkozy (UMP). Il demande des réponses pour le 21 mars en vue d'une conférence de presse le 5 avril.


De plus en plus de personnes atteignent des âges élevés. Etant donné les liens qui existent entre maladies chroniques, entrainant une perte d’autonomie, et avancée en âge, la population en situation de handicap est majoritairement très âgée. Depuis 1997, la compensation du handicap pour accompagner les activités de la vie quotidienne est distincte selon l’âge (PCH avant 60 ans et APA). Leur contenu, leur montant et la participation du bénéficiaire diffèrent pour un même besoin.


>> Comptez-vous remédier à cette discrimination selon l’âge en attribuant un montant de compensation identique pour un même besoin d’aides dans les activités de la vie quotidienne, quel que soit l’âge ?

 

Pour mettre fin à cette profonde inégalité vous engagez-vous à créer lors du prochain quinquennat  un nouveau droit social universel compensant la perte d’autonomie?
>> Si oui, l’envisagez-vous avec un financement supplémentaire ? A quelle source de financement ferez-vous appel en priorité ?

 

Dans les situations de handicap, les activités de la vie quotidienne sont les premières à être limitées puis les activités de soins personnels d’hygiène. Les atteintes les plus légères sont les plus nombreuses.
>> A partir de quel niveau de besoin d’aides, ferez-vous intervenir un financement collectif?

Aujourd’hui les dispositifs d’accompagnement des personnes handicapées et des personnes âgées dites « dépendantes »* sont éclatés entre de multiples responsables tant au niveau du financement, de l’organisation territoriale et de l’offre de services et prestations individuels. Le cloisonnement persiste entre les secteurs et les professionnels du sanitaire,  du médicosocial, du social et des soins de ville.

Cette fragmentation est source de nombreux dysfonctionnements dans les réponses (redondances, retards, hospitalisations injustifiées, absence de continuité des aides et soins…) entrainant un gâchis des ressources.
>> Vous engagez-vous à  remédier à cet état de fait ?

>> Si oui comment ?
>> Avec quels acteurs au niveau collectif et au  niveau individuel ?

Le nombre, la qualification, les compétences des personnels en établissements et à domicile sont insuffisants étant donné la complexité et la sévérité de l’état des personnes en situation de handicap.

>> Quelles solutions envisagez-vous pour créer, financer une véritable filière médico-sociale professionnelle ? Comment comptez-vous renforcer les effectifs ? 

Les sommes à la charge des personnes âgées en établissement ou à domicile sont très au-dessus de la moyenne des pensions de retraite.
>> Vous engagez-vous à réduire ce reste à charge ? Si oui comment ?

 

Les aidants familiaux représentent l’essentiel de l’aide apportée aux personnes handicapées notamment jeunes et âgées. Leur aide n’est pas reconnue comme une activité ouvrant des droits sociaux. Par ailleurs, nombre d’entre eux s’épuisent.
>> Quel engagement prenez-vous face à ces réalités ? Comment ?"

 

 * Préférer, comme le préconise la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) dans son rapport de 2007, la notion d’« aide à l’autonomie » à celle de prise en charge de la dépendance. Le rapport à l’autonomie pour ces populations varie certes en fonction, de leur parcours de vie, de leur âge, de l’origine et de la nature de leur handicap. Ainsi, elles s’inscrivent selon les cas dans un objectif de conquête, de maintien, ou de reconquête d’une autonomie qui constitue une dynamique devant servir de guide à l’élaboration des politiques publiques.

 

 

Signataires de l'interpellation
- Adessa A Domicile, Hugues Vidor directeur général et Didier Duplan direccteur général adjoint
- Ad-Pa, association des directeurs aux services des personnes âgées : Pascal Champvert, président et Romain Gizolme
- Agevillage.com : Annie de Vivie, fondatrice
- APF , Association des paralysés de France : Jean-Marie Barbier, président
- Association française des AIDANTS : Florence Leduc, présidente
- Association Alerte 38 : Jacqueline Chapuis, présidente
- CFR, confédération française des retraités : François Bellanger, président
- Cleirppa, Centre de Liaison d’Etude et d’Information sur les problèmes des personnes âgées :  Olga Piou, directrice
- FHF, Fédération hospitalière de France : Frédéric Valletoux, président , Gérard Vincent, délégué général, René Caillet et Murielle Jamot, POSMS.
- Fnadepa, Fédération nationale des associations de directeurs au service des personnes âgées : Claudy JARRY, président et Françoise TOURSIERE, directeur
- FNAPAEF, Fédération nationale des associations de personnes âgées et leurs familles : Joelle Le Gall, Présidente
- FNAR, Fédération nationale des associations de retraités : Sylvain Denis, Président
- Graf, Groupement des associations de familles de l’AP-HP : Aldo SALUARD, président
- Una, Union nationale de l’aide, des services et des soins aux domiciles : André Flageul, présidente et Yves Verollet , directeur
Et
- Michel Billé sociologue
- Bernard Ennuyer, sociologue
- Jean-Michel Caudron, consultant
- Serge Guérin, professeur à l'ESG Management school, sociologue
- Jean-Claude Henrard, professeur de santé publique, gérontologue
- Geneviève Laroque, Igas honoraire, retraitée, gérontologue
- Jérôme Pellissier, écrivain, docteur et chercheur en psychologie.

 

Contact :
Annie de Vivie, Agevillage anniedevivie@agevillage.com 
Romain Gizolme, AD-PA : rg.ad-pa@orange.fr

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 15:15

A TELECHARGER :
Pour vous aider à préparer les débats, voici les fiches pratiques réalisées par le Collectif Une société pour tous les âges :

- Fiche "Réforme de l'APA : la vérité des chiffres"
- Fiche "Coûts des maisons de retraite"
- Fiche "Les vrais chiffres de la dépendance"
Fiche "Aidants"
Fiche "Décideurs clés et financeurs"
- Fiche "Fragmentation des services"
- Fiche Protection sociale : solidarité - Sécurité sociale (assurances socialisées) -Assurances
-
Fiche Une société d’individus singuliers et/ou collectifs ?
- Fiche L'aide sociale - La Protection Sociale : de chacun selon ses capacités à chacun selon ses besoins
-
Fiche l'aide Sociale et Récupération sur succession 
- Fiche Evaluation (évaluer pour quoi faire ? les outils ? les grilles ?)
-
Fiche Autonomie, dépendance et situation de handicap :  quel sens donner à ces mots ?
- Questions-réponses sur le financement de la protection sociale - B.Ennuyer
- Fiche discrimination maladie - C Ollivet
- Fiche Orientations France et Europe-JC Henrard
Les orientations de la France au regard d’autres pays européens type en matière de politique médico-sociale vieillesse
- 5éme risque -Eléments du débat début 2010 - B.Ennuyer

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 14:32

Pour alimenter les débat régionaux à l’initiative de Me Roselyne Bachelot-Narquin, Geneviève Laroque explique pourquoi parler de « dépendance » plutôt que de « handicap » relève de discriminations liées à l’âge.

genevieve LaroquePar Geneviève Laroque,
pour le collectif "Une société pour tous les âges"

 

 

 

Les définitions de la loi et leur application


Dépendance dans la « Loi du 24 janvier 1997 »

La dépendance se dit de l'état de la personne qui, nonobstant les soins qu'elle est susceptible de recevoir, a besoin d'être aidée pour l'accomplissement des actes essentiels de la vie ou requiert une surveillance régulière.

Cette définition  s'applique  si la personne concernée a  60 ans ou plus lors de la reconnaissance de cet état.

La situation de la personne est évaluée au moyen d'une méthode dite AGGIR(autonomie gérontologique, groupe iso-ressources) qui classe cette personne dans une des 6 catégories définies, la catégorie GIR1 étant celle dans laquelle la "dépendance" est la plus lourde et la catégorie GIR 6 celle de l'autonomie la plus grande. Les aides nécessaires à la personne sont partiellement financées pour les groupes GIR 1 à 4 au moyen d'une prestation dite "allocation personnalisée pour l'autonomie", à domicile et en institution d'accueil, dont le montant est modulé en fonction du classement "GIR", assorti d'un ticket modérateur fonction des revenus, de 0%à 90%.

 

On peut noter que cette "dépendance" provient d'une "altération substantielle durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques ou d'un trouble de santé invalidant" et entraîne "une limitation d'activité ou une restriction de participation à la vie en société"

 

C'est de cette "dépendance des personnes âgées" qu'il s'agit dans les débats ouverts par le gouvernement : définition, évaluation, compensation et aides, financement

 

Loi du 11 février 2005

Constitue un handicap toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant

 

Cette définition s'applique si la personne concernée a moins de 60 ans lors de la constatation de son état. Celui ci est évalué au moyen d'une méthode GEVA (guide d'évaluation du handicap) qui analyse quatre grandes catégories d'activités.Si une activité est totalement impossible ou deux activités sont très difficiles, la personne peut bénéficier du financement des aides nécessaires au moyen d'une prestation dite "prestation de compensation du handicap" dont le montant dépend des aides requises.

 

On peut noter que nombre de personnes en situation de handicap, "nonobstant les soins qu'elles sont susceptibles de recevoir, ont besoin d'être aidées pour l'accomplissement des actes essentiels de la vie ou requièrent une surveillance régulière"

 

Convergence
La proximité des deux définitions, celle de la "dépendance" applicable aux personnes de plus de 60 ans et celle du "handicap" applicable aux personnes de moins de 60 ans avait conduit le législateur de 2005 à prévoir dans l'article 13 de la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées :"dans les trois ans à compter de l'entrée en vigueur de la présente loi, la prestation de compensation sera étendue aux enfants handicapés. Dans un délai maximum de cinq ans, les dispositions de la présente loi opérant une distinction entre les personnes handicapées en fonction de critères d'âge en matière de compensation du handicap et de prise en charge des frais d'hébergement en établissements sociaux et médico-sociaux seront supprimées".

 

 Les dispositions concernant les enfants ont été appliquées. Celles concernant les personnes âgées ne l'ont pas été et les débats engagés sur la "dépendance" excluent clairement cette application.

 

Les conséquences

On constate que le montant moyen du plan de compensation du handicap (PCH) est environ du double de celui du plan moyen d'aide à l'autonomie (APA) : cette constatation est essentielle dans la conduite des réflexions et des débats.

 

Il a été précisé (1)  "qu'une approche différenciée se justifiait, la dépendance étant un risque incertain lié à l'avancée en âge, le handicap une situation pour les personnes concernées". Cette déclaration est d'autant plus étrange que, précédemment, certains  avaient affirmé que "la dépendance était un risque inéluctable de la vieillesse, alors que le handicap est aléatoire" ce qui est exactement l'inverse.

 

Or, qu'il s'agisse de situation dite de handicap ou de situation dite de dépendance, il s'agit de situations qui, en raison, à la fois, de déficiences individuelles et d'inadaptation de l'environnement  rendent difficiles ou impossible l'exercice autonome des activités habituelles de la vie quotidienne et la participation à la vie sociale, et peuvent survenir à tout âge de la naissance à la grande vieillesse, à la suite de maladie, d'accidents ou de malformations diverses.

 

Ces situations sont toujours aléatoires et jamais inéluctables et constituent un risque de l'existence au même titre  les quatre "risques" (de déséquilibre dans l'économie individuelle et familiale) qui ont conduit à la création de notre système de sécurité sociale (maladie, famille, vieillesse, accidents du travail) d'où l'appellation de cinquième risque : celui de la perte des autonomies fonctionnelles qui, en raison des dépenses qu'occasionne leur compensation, constitue bien un "risque" pour l'équilibre des économies individuelle et familiale. La couverture de ce risque peut être obligatoire ou facultative, totale ou partielle, au moyen de  systèmes publics de protection sociale ou d'assurances privées, individuelles ou collectives, voire de la combinaison de ces systèmes selon des modalités diverses, comme le risque "maladie" est couvert par le système public de l'"Assurance-Maladie" de la sécurité Sociale et complété par des "assurances complémentaires".

 

Le législateur de 2005 avait bien perçu les difficultés organisationnelles et financières qu'allait entraîner la "convergence" des dispositifs en faveur des personnes de moins et de plus de 60 ans, et avait donc prévu un délai d'application pour préparer ces opérations. Le rejet de toute convergence entre ces dispositifs, affirmé par le président de la république et le gouvernement lors du lancement du débat sur la "dépendance", limité aux conséquences de l'évolution démographique – augmentation du nombre et de la proportion des personnes de grand âge dans la société – et augmentation corrélative du nombre des personnes de grand âge atteintes de maladies gravement invalidantes nécessitant aides et soins pose des questions d'ordre financier mais, plus encore des questions de philosophie politique.

 

Discrimination liée à l’âge

La France, pays d'égalité, veut-elle continuer à traiter différemment ses citoyens à raison de leur âge, comment justifie-t-elle une discrimination par l'âge, dès lors que les définitions légales elles-mêmes démontrent que les conséquences des maladies ou des accidents entraînent des situations dont la prise en charge demande une adaptation aux besoins de chaque personne, compte tenu de son état, de son environnement et, bien entendu de son âge mais dans le cadre d'une réglementation et d'une tarification commune permettant, justement, les modulations individuelles.

 

 

 

 

 



(1) Madame Anne Marie Montchamp

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 10:57

Le collectif « Une société pour tous les âges » organisait ce mercredi 8 décembre une conférence de presse sur le thème : "Le 5ème risque : ce n’est pas qu’une question d’argent ! ".

Au lendemain de l’annonce du président de la République de lancer un débat national pour la création d’un « 5ème risque de Sécurité Sociale, d’une nouvelle branche », le collectif d’experts « Une société pour tous les âges » insiste sur le fait que  le « 5ème risque » ce n’est pas qu’une question d’argent.
Le financement d’une « prestation de compensation, universelle et personnalisée » (pour des personnes en situation de handicap de tous âges) focalise les énergies (politiques : sénateurs, députés, conseils généraux ; assureurs ; mutuelles ; professionnels).

Le collectif veut attirer l’attention sur les liens étroits entre le financement et l’organisation de l’accompagnement.
L’évaluation, l’éligibilité à la prestation, la coordination des services, la mise en œuvre de cette prestation, la formation des personnels sont AUSSI importants que la question du financement.

A partir des constats actuels (disparités de gestion de l’APA sur les territoires, évolutions des CLIC, réseaux, labellisation des services, filières…), le collectif propose une réforme du système d’accompagnement des personnes en situation de handicap quel que soit leur âge.

Il propose à cette occasion deux fiches explicatives à télécharger :

Fiche « La question sociétale : supprimer toute discrimination liée à l’âge »
Le 5ème risque est une question de société (place des personnes âgées, non-discrimination liée à l’âge) et non uniquement une question d’argent. En un mot : demain la future prestation compensera quelles prestations ? Evaluées comment ? Faisant appel à quelles aides, prestataires, professionnels ?

 Fiche « Refonte du système d’accompagnement et d’aide à l’autonomie »
Le cinquième risque va demander une refonte du système de l'aide à l'uatonomie : évaluation, coordination, filières,...

Le collectif vous invite également à lire le dernier rapport du HCAAM (Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie)  du 25 novembre 2010 et son avis du 22 avril 2010 sur vieillissement., longévité et assurance maladie.


 

Les vidéos de la conférence de presse du Collectif « Une société pour tous les âges »
8 décembre 2010 – Paris

Le 5ème risque n’est pas qu’une question d’argent

Mais une question de citoyenneté 
Pascal Champvert

 

 
Témoignage de Jacqueline Chapuis, Association Alertes à Grenoble
Les familles sentent un glissement quant au respect de la dignité de la personne âgée fragilisée

 

Un 5ème risque et des financements : pour quoi faire ?
par Bernard Ennuyer et Sylvain Denis

 

 

 Réformer et simplifier le système: évaluer la situation de la personne, coordonner les aides
via un guichet identifié localement, assurer l’équité sur les territoires

Olga Piou, Cleirppa

Les mots clés : Evaluation, coordination, filière
Annie de Vivie, Agevillage

 

 

En attendant le 5ème risque il y a urgence : le secteur de l’aide à domicile et asphyxié
André Flageul, président de l’UNA

 

 


20 000 emplois menacés. Les pouvoirs publics doivent réagir
Hugues Vidor, directeur général  de l’Adessa à Domicile

 

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 14:11

Le collectif vous propose de lire la tribune « Dépendance : la solidarité plutôt que l’assurance » de Philippe Bas, ancien ministre de Dominique de Villepin parue dans le Monde du 6 août 2010 et relayée sur Agevillage.com.


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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 16:56

Conférence de presse du 8 juillet 2010
Révision de l'APA, recours sur succession, privatisation, soutien à domicile menacé

 

 « Je créerai une 5ème branche de la protection sociale pour consacrer suffisamment de moyens à la perte d'autonomie et garantir à tous les Français qu'ils pourront rester à domicile s'ils le souhaitent ».
Nicolas Sarkozy - 6 avril 2007 - candidat à l'élection présidentielle

 

Le Collectif, en accord avec le rapport de la CNSA de 2007, réclame un « nouveau champ de protection sociale d'aide à l'autonomie avec la création d'une prestation de compensation, universelle et personnalisée (personnes âgées et handicapées), quel que soit l'âge, le projet de vie, le lieu d'habitation de la personne. »  On ne peut se féliciter de l'allongement de l'espérance de vie et dans le même temps ne pas en assumer les conséquences. 
 
Les membres du Collectif  « Une société pour tous les âges » qui  réagissent au rapport Rosso-Debord s'interrogent notamment sur les points suivants :
 
- La suppression de la barrière âge n'est pas envisagée.
Le collectif dénonce cette discrimination liée à l'âge et rappelle les engagements de la loi de 2005 pour les personnes handicapées quel que soit leur âge (PCH/APA).
 
- Les chiffres annoncés et attribués à la « dépendance » dans le rapport, ne sont pas tous liés à la perte d'autonomie comme les hospitalisations, consultations, problèmes de santé courants liés à la mauvaise organisation du système de santé (cf. rapport HCAAM de avril 2010)
 
- Au moins 500 000 personnes ayant des incapacités à réaliser des actes de la vie courante (bénéficiaires de l'APA en GIR 4) n'auront plus accès à une aide financière pour recourir à des services professionnels à domicile, avec de très graves  impacts  sur le soutien aux personnes fragilisées et sur l'emploi dans ce secteur.
 
- Le collectif refuse tout « recours  sur succession » ou « gage sur patrimoine » contraire à toute notion de solidarité nationale (véritable « double peine », prestation « à deux vitesses »), avec là aussi des conséquences directes sur l'emploi des services de proximité professionnels
.
 
- Selon le principe de mutualisation et de cohésion sociale qui est au fondement de la société française, le collectif  s'oppose à toute assurance individuelle venant se substituer à terme à l'APA (ou toute nouvelle prestation moins discriminante), car   destructrice de l'éthique de solidarité.
Quelle garantie de toucher cette rente à terme ? Sur quel montant, au regard des besoins ? A partir de quel référentiel d'évaluation ?

Retrouvez les interventions des membres du collectif lros de la conférence du 8 juillet

-Le collectif s’oppose aux propositions du rapport Rosso-Debord
par Bernard Ennuyer

 

 

   

- Sanctuariser les crédits aux personnes âgées, oser investir pour économiser et mieux prendre en soin
Analyse de Pascal Champvert, AD-PA

 

 

- Les assurances privées ne sont pas la réponse collective nécessaire
Les limites des assureurs –
Analyses de  S. Denis (FNAR), P.Champvert (ad-pa), D.Duplan (Adessa à Domicile)

 

 

 

 

 

  

- Retours à domicile forcés dans certaines familles témoigne Sylvain Denis(FNAR),

 



- Contre le gage sur patrimoine ou recours sur succession
Analyses de Sylvain Denis(FNAR), Didier Duplan (Adessa à Domicile) et Bernard Ennuyer



- Financement du 5ème risque : taxer tout le monde pas uniquement les retraités
Analyse de Sylvain Denis (FNAR) et Bernard Ennuyer

 

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